Putty dans un environnement linux

J’ai régulièrement besoin de me connecter sur mes serveurs Odroid pour faire de la maintepour nance ou autres opérations. Or depuis que j’ai installé Manjaro KDE sur mon ordi portable, j’en ai profité pour installer putty en tant qu’interface de connexion SSH.

Le probème avec putty, c’est que par défaut, il ne se comporte pas très bien, en tous cas pas aussi bien que sur un terminal linux. C’est vrai en particulier pour l’utilisation de mc, car les touches de fonction ne fonctionnent pas et la souris non plus. J’ai néanmoins trouvé les réglages qui vont bien.

  • Pour les touches de fonction, il faut basculer la « Backspace key » sur « Control-H »
L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est image.png.
  • Pour la souris, il faut modifier le fichier /etc/environment distant et y ajouter la ligne « TERM=xterm »

D’autres configurations de putty peuvent également aider : par exemple

  • Positionner le « Terminal type string » à putty-256color

Et évidemment, utiliser une authentification par clé pour une sécurité accrue et un login automatique. Néanmoins, il convient de remarquer que putty utilise un format de clé particulier (.ppk) qui doit être généré par un outil spécifique : puttygen. Plus d’informations ici.

Installation de Manjaro sur un PC portable HP Spectre X360

Installation d’une solution de rotation automatique
Sur l’ordinateur portable HP Spectre X360, l’écran est tactile, et peut se retourner de façon à utiliser le portable comme une tablette (le clavier se retrouve alors derrière). Plusieurs solutions existent pour permettre le retournement automatique sous KDE, cf https://wiki.archlinux.org/index.php/Tablet_PC.

D’expérience, la rotation automatique sous Ubuntu/Gnome est activée, mais pas sous Manjaro/KDE. La solution kded_rotation, décrite sur le wiki de Archlinux, fonctionne très bien, moyennant qu’on ne se connecte pas sur une session Plasma Wayland : la brique de remplacement de XServer n’est en effet pas encore parfaitement opérationnelle, en particulier quand on veut utiliser des écrans qui pivotent, des claviers tactiles etc.

Installation d’Onboard
Quand on se retrouve en mode tablette, il est indispensable d’avoir un clavier tactile pour interagir avec l’ordinateur. Pour l’instant, la meilleure solution existante est Onboard, un programme sous Gnome mais qui fonctionne très bien (mieux ?) sous KDE. L’installation est immédiate avec pacman, et la configuration simple à comprendre. Attention, celle-ci permet en théorie d’activer l’écriture par « glissé du doigt », cependant cela ne fonctionne pas correctement et cela fait planter Onboard. En dehors de ce problème, il en existe un autre que j’ai réussi à contourner : en effet, même en activant Onboard en français, il commute sur l’anglais dès la première frappe, ce qui est … gênant. Il est possible de contourner ce bug en utilisant la commande suivante :

setxkbmap fr

Il suffit de l’ajouter au .bash_profile du répertoire « home » et le bug disparait.
Il existe aussi une interface tactile sous Qt mais qui n’interagit pour l’instant qu’avec les applications Qt ou KDE, donc ne fonctionne pas avec les applis Gnome par exemple (exit firefox, libreoffice etc.). Il est quand même intéressant d’installer cette interface car quand on verrouille le portable en mode tablette, on peut y faire appel pour taper le mot de passe de déverrouillage. Pour ceci il faut installer le paquet qt5-virtualkeyboard.

Firefox en mode tactile
Par défaut, la fonction tactile de Firefox n’est pas activée. Pour ce faire, il est nécessaire de réaliser la commande suivante

sed -i "s|Exec=|Exec=env MOZ_USE_XINPUT2=1 |g" /usr/share/applications/firefox.desktop

Cette commande ajuste une variable d’environnement au démarrage de firefox qui permet de démarrer celui-ci en mode tactile. Le problème, c’est que à chaque réinstallation ou mise à jour du navigateur, le fichier firefox.desktop est remis à 0 et il faut refaire l’opération, ce qui est pénible. J’ai donc ajouté un bout de script dans /etc/rc.local qui ajoute « env MOZ_USE_XINPUT2=1 » uniquement si cette variable n’est pas présente dans le fichier desktop. Evidemment cela induit qu’il faut faire un redémarrage pour que cela ait un effet. Il suffit de coller le bout de code suivant dans /etc/rc.local, avant le « exit 0 » :

#####################################################
# This is to add the touchscreen ability to firefox # 
#####################################################
if cat /usr/share/applications/firefox.desktop | grep MOZ ; then
    true
else
    sed -i "s|Exec=|Exec=env MOZ_USE_XINPUT2=1 |g" /usr/share/applications/firefox.desktop
fi

Test – validé – de la distribution Linux « Manjaro »

Ces derniers jours, j’ai souhaité tester la dernière version de l’environnement graphique KDE. En fouillant sur la toile, il m’a également semblé que l’une des distributions bien adaptée à ce DE (environnement graphique de bureau) n’était pas nécessairement KUbuntu : Manjaro testé Manjaro Linux.

Cette distribution est proposée prépackagée avec KDE (d’autres versions sont également disponibles).

L’installation se fait d’une façon aussi simple qu’avec Ubuntu, l’interface graphique étant très similaire.

Dès le premier redémarrage le système est parfaitement fonctionnel. je redécouvre KDE après plusieurs années, et c’est une énorme surprise. L’interface peut paraître confuse, mais c’est parce qu’elle est très riche, bien plus que Gnome. Je ne jetterais pas que Gnome au feu, il a toute sa place de par sa simplicité (je ne passerais certainement pas ma mère de Gnome (Ubuntu) sur KDE quelle que soit la distribution. Ceci dit, pour un amateur éclairé, un geek, KDE est bien plus enthousiasmant.

Je découvre en particulier les « plasmoïdes », ces sortes de widgets associés à Plasma, l’environnement graphique de base de KDE. Ils sont nombreux et permettent très facilement de se formater un bureau « aux petits oignons ».

Autre exemple, Latte Dock. Ce dock est très similaire au dock d’Apple, ou au dock de Gnome « Dash toDock ». Mais pour une raison de conception interne au DE j’imagine, le dock de Gnome ne fonctionnait pas bien chez moi (un portable HP X360 Spectre avec un i5 de 5e génération, et 8 Go de RAM), alors que Latte Dock est d’une fluidité déconcertante. Ci-dessous une image de mon bureau actuel :

 

Bureau KDE

Bref, pour mon portable je vais rester sur Manjaro et surtout sous KDE. Je mettrai prochainement quelques trucs pour « tuner » ce type d’installation sur un portable comme le mien (qui peut se replier comme une tablette).

Association box TS3 Thunderbolt de CalDigit

Pour associer correctement une telle station d’accueil sur un Ubuntu 17.10 il convient de réaliser l’opération suivante (cf la page Thunderbolt sur The Linux Kernel) :
# echo 1 > /sys/bus/thunderbolt/devices/0-0/nvm_authenticate
Ceci est indispensable pour « autoriser » la station. Dans mon cas, il s’agit d’une station CalDigit TS3 : http://www.caldigit.com/thunderbolt-3-dock/.

Par la suite, pour pérenniser cette action à chaque reboot il faut ajouter la tâche crontab suivante :
@reboot echo 1 > /sys/bus/thunderbolt/devices/0-0/nvm_authenticate Ainsi la station d’accueil sera autorisée à chaque démarrage du portable.

Ou alors, ce qui est plus radical mais moins « secure » :

Editer la ligne /etc/udev/rules.d/99-local.rules et y ajouter :

ACTION=="add", SUBSYSTEM=="thunderbolt", ATTR{authorized}=="0", ATTR{authorized}="1"

Pour l’instant, le double-écran, la prise RJ45 ethernet et les ports USB fonctionnent très bien. Il me reste à tester le port SATA intégré à cette station qui par ailleurs semble de très bonne qualité.

Pour éviter que le portable ne s’éteigne quand on le ferme alors qu’il est connecté au dock, il faut également modifier le fichier /etc/systemd/logind.conf pour positionner la variable HandleLidSwitchDocked :

HandleLidSwitchDocked=ignore

 

Création d’un mini serveur/NAS basé sur BananaPi

Je voudrais décrire rapidement ce qu’il est possible de faire pour se créer un serveur personnel, que l’on peut facilement héberger chez soir, avec moins de 150€ et un peu de matière grise (pour la suite).

A ce jour (février 2016) pour le matériel, il faut :

  1. une carte Banana Pro : carte à 59,90€
  2. Un disque dur 2,5 pouces 1 To disque dur à 59,99 €
  3. Un boitier pour recevoir la carte et le disque durboitier à 6,94€
  4. 1 cable de connexioncâble à 6,94€
  5. Une alimentation 5V/2A : alimentation à 8,68 €
  6. Une carte microSD de 8 Go (classe 10 de préférence pour le système) : carte microSD à 5,90 €

Total : 148,35 €.

Cette carte Banana Pro comporte un processeur ARM double-coeur, 1 Go de mémoire vive, un port ethernet gigabit, un module wifi, un lecteur de carte microSD (type SDXC), et plein d’autres choses encore, mais ce sont ces particularités qui nous intéressent pour monter un serveur personnel. Là-dessus, vous pouvez installer une distribution linux spécialement développée pour ce matériel : l’OS Bananian. Il est facile de trouver des tutoriaux pour installer cette distribution. En réalité, c’est plus ou moins un clone d’un matériel sorti il y a quelques temps déjà, le Raspberry. Finalement, cette Banana Pro est à peine plus chère, mais présente des caractéristiques plus intéressantes pour monter un petit serveur chez soi.

Une fois le système installé, vous pouvez installer des tas de logiciels pour vous simplifier la vie et garder vos données « chez vous » !

  • Lighttpd est un petit serveur web « relativement » facile à configurer, et très léger et adapté à une telle configuration matérielle !

  • Postfix/Dovecot vous permet d’héberger un serveur de courriel chez vous ! Pour cela il faut il est vrai acheter un nom de domaine, mais ces temps-ci, ça ne coute vraiment pas cher : chez OVH, un domaine .fr coûte 8,39 € /an !

  • Samba et NFS sont des serveurs de fichiers qui très utiles pour partager des données.

  • Transmission est un client bittorrent, accessible avec plusieurs logiciels de façon graphique ! Il permet ainsi de lancer des téléchargements et d’éteindre le PC après, seul le serveur tourne et télécharge, c’est quand même plus écologique 🙂 !

  • Owncloud vous permet d’héberger un « cloud » chez vous ! Vous n’êtes plus confrontés aux problèmes de confidentialité induits quand vous utilisez les services de Dropbox, Box, Copy, Drive etc.

  • Piwigo est un logiciel de galerie photo pour le web, absolument génial.

  • WordPress pour héberger votre propre blog chez vous.

  • Roundcubemail pour lire vos courriels à partir d’un navigateur.

Même « gavé » de tous ces serveurs/logiciels, la petite machine, une fois bien configurée, ne bronche pas, et tourne sans faillir. Il est préférable de l’alimenter il est vrai sur un petit onduleur qui va grossir un peu le prix, mais le jeu en vaut la chandelle, et vous pouvez toujours utiliser l’onduleur pour d’autres matériels sensibles. Et vous avez des ports USB sur lesquels vous pouvez installer un disque dur externe pour faire un backup complet du disque principal et être totalement à l’abri d’un crash éventuel de celui-ci. Avec l’outil rsnapshot, c’est rapide et sans douleur.

Globalement, pour l’aspect configuration, c’est un peu plus compliqué qu’un NAS (serveur de stockage en réseau), mais c’est aussi beaucoup moins cher (surtout à performances équivalentes), ça consomme beaucoup moins d’électricité (une alimentation de 10W est presque surdimensionnée), c’est beaucoup plus facile de mettre en place et maintenir les dernières versions stables des logiciels, et finalement on réussit à trouver tout ce qu’il faut sur la toile pour ces configurations. J’y reviendrai dans un prochain billet.

Batch conversion of TIF files

It can be interesting to use the command line sometimes for batch conversion of image formats, when using linux-based OS. For example, to convert a directory filled up with TIF files into JPG files, you can do this:

eric@berlin:~/Images$ mkdir JPG_converted
eric@berlin:~/Images$ for i in *.tif ; do convert -quality 100 "$i" "JPG_converted/${i%.*}.jpg" ; done

Quick and easy!